Rubriques
Libellés
La citation de la semaine
"Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé" (attribuée à différents auteurs)
vendredi 20 décembre 2013
jeudi 19 décembre 2013
La mauvaise musique
Sur Rétrovirus, la mauvaise musique n'a point cours. Car nous sommes guidés. Illustration :
mardi 17 décembre 2013
Osons le bonheur 2
Pour ceux qui seraient un peu difficiles et auraient besoin d'un coup de pouce...
En même temps, on peu comprendre, hein!
lundi 16 décembre 2013
Osons le bonheur
Non, non, non, trois foies non, Rétrovirus n'est pas que le repère de pseudo-rebelles régulièrement éthanolisés, fonctionnarisés, vieillissants et aigris. Rétrovirus c'est la joie, Rétrovirus c'est la jeunesse du monde, l'horizon indépassable de notre temps, l'alpha et l'omega, le fromage et le dessert, le bonheur de l'instant, la vie. Pour preuve, Rétrovirus offre à ses milliards d'internautes ce chemistree en leur souhaitant un Happy Noel
Pour les sceptiques et les moroses, voici en prime 10 heures de bonheur à l'état pur :
Sur les épaules des géants: Episode III
Les grincheux diront que c'est flou et que c'est de l'humour Canal mais quand même.
jeudi 12 décembre 2013
samedi 7 décembre 2013
jeudi 5 décembre 2013
mercredi 4 décembre 2013
C'est le frère de Gérard ?
mardi 3 décembre 2013
jeudi 28 novembre 2013
jeudi 21 novembre 2013
mercredi 20 novembre 2013
mardi 19 novembre 2013
lundi 11 novembre 2013
vendredi 8 novembre 2013
mardi 5 novembre 2013
Quelqu'un a poété ?
![]() |
| Moi, moi, Msieur. J'accuse. |
Il faut avoir le désespoir photogénique.
Pour en parler dans les salons.
Communiquer au petit
matin
Sur les angoisses de ses nuits.
Faire bonne figure le lendemain.
Certains y arrivent mieux que d’autres.
Une affaire de charisme, je suppose.
Pseudo-rebelles ou suceurs de bites,
Notre ère est aux communicants.
mardi 29 octobre 2013
Week End Sage
Week-end prolongé dans la capitale de la sagesse. Prolongé mais incognito :
Bon-jou-euh !
Incognito supremissimo :
Que résumeront trois phrases géniales et simples à la fois :
"Thats your fucking job."
"Can you make the poirier ? "
"Le double fist avant dimanche soir."
Allez une dernière illustration pour le plaisir avant dodo :
Bin voilà, à bientôt pour d'autres aventures très sages.
lundi 28 octobre 2013
Sad day
Il n'y aura plus de nouveau Transformer, plus de nouveau Berlin, plus de nouveau Songs for Drella. Ca ne sera plus pareil d'écouter Transformer, Berlin, Songs for Drella. Sad day.
dimanche 27 octobre 2013
jeudi 24 octobre 2013
mardi 22 octobre 2013
dimanche 20 octobre 2013
jeudi 17 octobre 2013
samedi 12 octobre 2013
mardi 8 octobre 2013
Kikidonk ?
Retroviruss se meurt, passe ke ses membres créatifs y font rien qu'à rester dans la vraie vie-euh ! Mais dieu merki, moi ki me meurt et qu'en plus rien à fou-treuh, bin je fais vivre le Rétroviruss à coups de martal.
Si vous aimez la bonne musique anglo-saxonne, mais que vous voulez vibrer dans la langue et l'esprit de votre naissance, oyez :
Ya plein d'autres pépites inoubliableuls là : (clic clic sur le lien !)
http://www.georgesmichel.ch/georgesmichel.ch/Accueil_.html
dimanche 29 septembre 2013
mercredi 25 septembre 2013
lundi 23 septembre 2013
jeudi 19 septembre 2013
dimanche 1 septembre 2013
vendredi 30 août 2013
Grossebille, Nul and Tâche (épisode 4)
Au détour du chemin, les charmes musicaux de la Roumanie ont fait effet...
Laissons le charme agir!
jeudi 29 août 2013
L'amour n'aime pas assez fort !
Mais le retroviruss si :
Cliquez ce magnifique lien : http://www.youtube.com/watch?v=LWvr-bDHfsA
Et tout le forum est génial : http://vincent.detarle.perso.sfr.fr/catho/telekinesie_amour.html
C'est captain igloo qui adorera !
lundi 26 août 2013
dimanche 18 août 2013
mercredi 14 août 2013
Petit poney !
Regrettant mon dernier post hybride de dérision volontaire et d'humour involontaire, je glisse en tant qu'excuse cette merveilleuse aubade qui égaiera l'humanité titubante :
dimanche 11 août 2013
dimanche 4 août 2013
En première mondiale: Grossebille, Nul and Tâche!!
(Version 1)
L'art n'a pas de limite...
On le savait déjà, c'est la raison d'être de Rétrovirus!
samedi 29 juin 2013
mardi 18 juin 2013
Le retour de l'enfant handicapé.
Vous avez été des milliards à vous émouvoir après la publication de 'L'enfant handicapée" sur Rétrovirus. Nous sommes donc extrêmement fiers de vous proposer la suite de l'oeuvre. L'enfant a gagné la Belle Province et rencontré un camionneur... On redoute le pire mais si vous êtes capable de supporter jusqu'au bout ce qui peut-être objectivement considéré comme la chanson la plus chiante de l'histoire (vous allez perdre 6m 01s de votre existence et vous rapprocher d'autant de votre trépas, c'est vous qui voyez), vous découvrirez ce qu'il advint du petiot...
mardi 11 juin 2013
On se culture toujours pluss !
Quoi qu'en dise Göring, on parle Culture sur retroviruss, on parle que de ça d'ailleurs, tout de suite, là :
Alors on dit quoi ? Dans le cuss, Aristophane ! Voilà.
lundi 10 juin 2013
mercredi 5 juin 2013
lundi 3 juin 2013
A fond le coeur !
Que tu sois alligateur ou chanteur
Voleur ou serial défenestreur
Va-z-y de tout ton coeur !
En vla dla pub, en vla !
...
Bon plus sérieusement, du vrai cinus :
samedi 1 juin 2013
Let's get serious
Le dynamisme des forces de l'ordre turques ne s'est pas émoussé malgré des années de bons et loyaux services. En témoignage, cette superbe action aujourd’hui même (un tacle à la carotide d'une grande qualité technique et chorégraphique) d'auto-défense de courageux gardiens de la paix stambouliote.
Acil demokrasi !!!
Petites explications :
Acil demokrasi !!! (prononcez adjil democratie (mais pas trop fort si vous êtes à Istanbul): ça veut dire La Démocratie, vite !!! ) vielle chanson (très moyenne d'un point de vue musical) de bulutsuzluk ozlemi
mercredi 29 mai 2013
La poésille n'est pas morted
Rassurés, nous sommons, car l'amour inspire la jeunesse aujourdhuite, et cela bien davantage qu'elle inspirait ces quadrupèdes quaqu'hétéros de Paul Eluard et autres Apollinaire de Médeux.
lundi 27 mai 2013
dimanche 26 mai 2013
vendredi 24 mai 2013
Chuck, Poudreuse and Poils...
Il est des jours bénis, de ceux où l'on croise sur son chemin la poésie à l'état pur!
J'en remercie le ciel, les coiffeurs et j'me sens , définitivement!
jeudi 23 mai 2013
Back in Business
mercredi 22 mai 2013
mercredi 8 mai 2013
Haïku du bonheur
C'est tout simple, Maldoror adorait en donner la recette aux petits enfants :
Fais ce qui te plait,
Surtout ne sois pas pris
Ni sur le fait, ni jamais !
Bon, un petit lien sur le temps perdu à ne pas être heureux, puis dodo :
Adieu !
jeudi 18 avril 2013
Absurdément
L'absurde, c'est comme le reblochon,
On en a souvent plein les pieds
Et plus ça pue, plus c'est bon !
En guise d'illustration, deux petites minutes de rap jazzy par un drôle de gugusse qui se fait appeler Jack Ze Rida, accompagné de son groupe philozoophique : Ze Dekonstrukted. Etrange mais de jambon :
Phil Hop by dj.PESSOAEn guise d'illustration, deux petites minutes de rap jazzy par un drôle de gugusse qui se fait appeler Jack Ze Rida, accompagné de son groupe philozoophique : Ze Dekonstrukted. Etrange mais de jambon :
mardi 9 avril 2013
Haïku héroïque
Il nique l'Amour, il nique la Mort,
Et il triomphe de l'Univers !
Quel héros, le poète !
1'11'' de démangeaisons poétales : de quoi se dérider le scrotal.
mardi 2 avril 2013
Sixième épisode : descendez voie 12 !
Et c’est ce que vous
saurez dans un prochain épisode…
Il fallait s’y attendre ;
tenté de se fondre dans cette surréalité qu’il voudrait transcendantale, Tonton
sent qu’il pourrait forcément fondre en dépression, la réalité étant souvent
descendentale, même dans un avion. Ce poil lui avait donné peu d’indices, mais
surtout, avec un sens de la communication inné, le bourdon, si bien qu’il
décide de quitter le nid douillet où il était installé et de s’aventurer vers
les parties supérieures de la créature dite de « genre
féminin » , aux dires du douanier pubien, en qui on peut par
atavisme avoir confiance, et puis aussi pour se mettre au diapason du verbe,
puisqu’il semble qu’il y vibre.
Par le biais du skate St Jacques à
disposition auprès de la perle fessière, il skipa, boardit and climbut avec
habileté sur une vague impression jusqu’à la partie supérieure de la Venus , la partie la plus
noble et nubile s’entend, pour entendre, à coup sûr, entendez-moi bien, la voix
des anges civilisateurs :
« Mesdames et Messieurs, bienvenue en Dousmanie où nous
atterrirons dans quelques minutes en l’aéroport de Vech-eck. Le commandant de
bord vous prie de bien vouloir mettre votre ceinture et d’attendre l’arrêt
complet de l’appareil avant la descente que vous ferez par la voie 12 ».
La voie 12 ?!! Quelle voie 12 ? Comment expliquer
cette soudaine incongruité ? D’abord, j’aurais bien dû me douter que cette
voix mielleuse cachait des choses inavouables, des trucs pas nets, et que c’est
ça ce que ça veut dire voie 12… Parce qu’y a pas de raison… Ah ! mais on
m’la fera pas à moi, qui suis c’que j’suis, et sain d’esprit, et qui ne veut
rien d’autre que m’entretenir avec des choses pures.
« Du calme mon garçon… "
« Oh là, qui parle ? »
« Cheveu 4413, raie 3, sillon 67, pour vous
servir. »
Quel magnifique fil de soie soyeux superbe et d’or se
présenta alors devant les yeux émerveillés de Tonton ! Ca dépassait
l’entendement. Hein !? Keskidi ? Y dit que ça dépasse l’entendement.
Excusez mais pour cette fois et pour la dernière, j’ai vidé une certaine
quenouille… car je préfère la quenelle… une fois pour toutes quand elle est
bien préparée. Or donc, disais-je-puisque vous suivez à peine- pris d’un vertige
intérieur manifesté par cet air interdit, dont savent si mal se départir les
simples, il laissa échapper son trouble dans un magnifiquement naif: Ôhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
«Chut ! Ne criez pas ainsi dans ces lieux sacrés et ne
restez pas interdit ; vous êtes en zone protégée et de ce fait mériteriez
une sévère sanction de notre reine Chignon bien aimée pour violation de
propriété. Néanmoins, après consultation de la Haute Autorité et parce que vous
m’êtes sympathique et puis aussi parce que visiblement vous êtes là par hasard
et sans capacité à nuire, je vous autorise à faire une petite visite guidée de
ce complexe nommé pour les besoins de la cause complexe Beta. Nous verrons
ensuite ce que nous pourrons faire de vous ».
Un certain malaise parcourut le corps évanescent mais
néanmoins sensible de notre jeune candide, une menace implicite… Mais la
curiosité, l’absence de plan pour l’avenir, la stupeur aussi, l’enjoignirent à
répondre benoitement:
- Bien, dites-moi ce qu’il faut que je fasse, je me sens un
peu démuni et étrangement ému dans cet endroit.
- C’est normal, tout le monde éprouve cela la première fois.
Tout est d’ailleurs prévu à cet effet, afin que celui-ci soit immanquable. Une
haute technologie qui a fait ses preuves et dont le métronome est si subtil que
personne n’en a encore pu deviner le secret.
- Sauf vous peut-être ?
- Permettez que j’esquive la question.
Et il laissa glisser un billet dans la poche venteuse de
Tonton, interdit pour la seconde fois. Il l’accepta cependant dans un mouvement
de solidarité archaïque et spontané qu’il s’expliquait mal, et aussi par peur.
« C’est un sujet longuement débattu et qui le sera
encore lorsque ce monde ne sera plus voyez-vous. Suivez-moi je vous
prie ».
Notre stagiaire en entreprise de séduction demeurait comme hypnotisé
par ce cheveu à la voix si hautaine et charmante à la fois, un cheveu d’ange
peut-être…
« Vous pouvez apercevoir à votre droite, dans ce repli
inférieur de la peau, notre nouvelle installation issue de la plus haute
technologie high-cou, qui dit si peu et suggère tant, afin que l’ensemble des
yeux, toujours avides, toujours aveugles, arrivent en grand nombre ici et se
déversent dans ce grand récipient via ce tuyau qui les aspire habilement de
l’extérieur selon un procédé ayant déjà largement fait ses preuves : l’apparition/disparition.
Il serait vain de vous livrer tout le fonctionnement de ce système bien trop
complexe pour votre intellect restreint et surtout sans expérience comme cela
semble être votre cas, mais vous pouvez attester son efficacité. Comme vous le
voyez, l’ensemble des substances agglomérés, orbites, cornées, cristallins, etc…
va subir une transformation destinée à alimenter cette réserve d’énergie
représentée à votre gauche par cette sorte de grand four appelé convertisseur
d’ébahissement.
Tonton demeurait coi, et sans se poser trop de question sur
le quand, le où et le comment, posa quand même avec prudence son regard pourquoisant
sur l’espèce d’énorme masse métallique tassée aux pores qui semblait couver un
feu sombre. Cette dernière était raccordée à un câblage fait de matières
mi-organiques, mi-synthétiques dont il discernait mal la composition possible.
Mais ce qui était sûr, c’est que ça n’était pas ragoutant, pour employer une
terminologie bourgeoiso-catholique délicieusement désuète et pincée. Il crut
même apercevoir au loin les ourlets encore vibrants d’une cape ou d’une tunique
où était-ce une étole s’en allant au déluge ? Merde, il fallait un
deuxième regard, une seconde vue, et il envoya dans un même élan Balzac et
Baudelaire et Bibi au rang de la lettre B, définitivement, pour ête le seul à
connaite la véité. Il en âlait le bouge.
Des émanations de contre-chant qui auraient liquéfié toutes
les formes de volonté sirénaient insensiblement par des spores invisibles, et
nourrissaient une bouche immense où se discernaient des happements stomachiques
dont Tonton percevait douloureusement l’acidité.
C’est dire comme était l’essence parvenue de ce phonème
élégiaque parcouru de tous les jappements des transis, irrémédiable, impitoyable,
moussu et bulleux, un marais salaud contenant toutes les épaves des sentiments
les plus grands et les plus déchirants et qui s’abouchait inéluctablement dans
cet entonnoir à misères pour sortir sans doute plus tard au bout de la chaîne
en boite de cœur né d’ tif. Jamais Tonton ne s’était senti aussi mal à l’aise,
pressentant un horrible secret que le regard mi-sadique, mi-lassé du cheveu 4413
confirmait. Lentement en effet, de sa camblouse
fatigue, antédiluvienne et heureusement montante encore, lui revenaient pêle-mêle
les échancrures falotes de cous où, dévot, il jouait l’échanson. Sur cette portée malingre s’écrivaient encore en filigrane
des notes de parfums passés et à peine surnagés sur l’océan d’un doute absurde
mais terriblement présent. C’était ça l’espoir et sa panoplie de visions, sa
terrasse à construire, les brumes de maisons-mères déjà déconstruites à la
première pierre du souvenir. Non, il ne fallait rien attendre et très vite
partir de cet endroit habité par le malheur. A l’appel de la voix civilisatrice,
il prit effectivement la voie 12 et s’en fut, espérant tout de même rester le
poète inaltérable et inaliénable, contrepoids de fer volatile aux anges ferreux
qui chignonnaient, semblait-il, l’infini du monde avec une désinvolture et une
certitude coupables.jeudi 28 février 2013
Haïku chouette
Chose promise, connerue due, disait Jésus Crise. Pour réconforter Musset de la Balle d'avoir trop pleuré sur mes sinistres poésies, voici un haïku chouette, avec un super accompagnement de super clochard ! Alors quoi, après ça, comment ne pas retarder son suicide de quelques ans ?
Merci la vie et merci les dieux,
Je m'ai bien régalé :
Faudra recommencer !
mardi 12 février 2013
Haïku bête
Musset de la balle me faisait remarquer à quel point mes haïkus empestaient le misérabilisme existentiel : pourtant je suis un joyeux luron, et je tiens à rassurer mon sémillant collègue. En son honneur et en l'honneur du monde merveilleux qui nous abrite :
Que la vie est chouette !
Quand je dors pas, je fais la fête
Chez des amis ou sous ma couette !
(l'illustration en chanson dans mon prochain billet)
samedi 9 février 2013
Cinquième
épisode : un poil trop près.
Et c’est ce que vous
saurez dans le prochain épisode…
Tonton se dilate et se contracte comme un diable
brumeux jusqu’à pénétrer la matière même du verre. Il n’a pas son pareil pour
se mêler aux choses. Par sa complexion adhérente, il peut lui arriver de s’y coller,
ou inversement, mais c’est un risque qu’il connaît bien et dont sa combinaison
le protège un minimum. A présent à l’intérieur de la carcasse de l’appareil,
c’est fascinant comme il semble buée volatile dans l’air pressurisé ;
flottant gaiment parmi les allées et venues du personnel de bord et des
voyageurs, il laisse ses cils et ses narines vibratiles savourer les atomes
subtils des différentes créatures, quand soudain, le regard éhonté d’une mini-créature,
une sorte de réplique en moins formé des créatures de l’avion, l’aperçoit, sous
prétexte que les enfants ont des perceptions pures. Cheveux gras et biens
coiffés, teint blême et sourire malingre, œil torve que la stupidité elle-même
renierait.
« Cet abruti malformé
risque de me faire repérer », pense Tonton que l’idée de pureté enfantine
ne ravit pas vraiment. Vite, sauvons-nous prestement ! Et c’est alors une
séance de haute voltige miniaturisée que notre sympathique cascadeur exécute
sur l’horloge céleste miniaturisée elle aussi.
Mais le moufflard d’où Tonton croyait voir au nez une coulée
de morve teigneuse, n’arrêtait pas de le suivre… Où est-ce que je peux me
planquer, bordel de merde, se dit-il pris d’un accès de grossièreté que la vue de
ce grassouillet fouineur transpirant justifiait.
Alors, dans un moment que l’on peut assimiler à une grâce
divine, il vit, à 12 heures, et c’est pas des conneries passqu’y a des témoins
globulaires, une paire de jambes résillée menant l’amble, qu’il s’empressa
d’investir en se disant qu’il y aurait là peut-être un quelconque intérêt. Le
crapaud battit en retraite avalant par mégarde son filet de morve qui lui tint
lieu dès lors de cerveau.
« C’est en dessous qu’on comprend tout », disait
ma grand-mère, et même si je n’ai jamais compris ma grand-mère, elle avait
sûrement des raisons de le dire. En tout cas, il y faisait étrange abat-jour
sous cette robe où la réalité semblait se concentrer focale, moi qui ai dit
ironiquement précédemment que la réalité était si facile à délimiter- eh bien
je m’en mords les doigts- et ça se voit encore sur mes pauvres petites mains-
et pis y a des soufflettes- et… Suffit ! Calme tes ardeurs… et tes remords,
vieil ulcère gâteux…
Or donc, c’est plus chaud et c’est une atmosphère assez
moite. Pour contenir les agitations humorales qui émanent de toute évidence de
ce lieu, une pièce de tissu fine et dentelée est nécessaire qui se maintient
par un système d’élastique assez complexe. C’est assez joli et peu fiable mais je
m’aperçois que ma grand-mère a raison car derrière l’apparence de blancheur
immaculée (ou presque) de ce textile se terre une masse (ou se masse une
terre ?!...) noire formée d’une multitude d’excroissances pileuses. « Un
paradis dans une géhenne » se surprit à penser Tonton tout à coup adepte
du paradoxe philosophique…
Or donc (x2), voilà t’y pas qu’une des ces productions
filamenteuses se met à émerger distinctement de la forêt de ronces avec ce qui,
à tout coup, ressemble fort à un haut-parleur.
-
Veuillez décliner votre identité, profession, date et
lieu de naissance, s’il vous plaît, vous avez passé une frontière au mépris des
conventions de jeune Eve et en contrevenant fortement au traité de Y-a l’tas !
-
Ok ,ok, c’est pas la peine de s’énerver, je suis
un réfugié poétique, on peut au moins discuter du droit d’asile.
-
Pour les fous dans vot’genre, pourquoi pas si vous avez
du temps à perdre, pour moi fonctionnaire territorial, vous êtes en infraction
et je vais vous verbaliser.
-
Ne faites pas ça malheureux, je suis moi-même en train
de le faire ! Vous seriez en sur-service.
-
Dans ce cas, et si je vous fais une fleur, le temps
serait à la négociation et au dialogue.
-
Je ne vous le fais pas dire.
-
Commencez.
-
Voilà, une question me brûle les lèvres…
-
Permettez, mais n’abusez pas de ce genre de formule…
-
Excusez-moi, une question me taraude : que
faites-vous là ? oui, que fais-je ici aussi ? Qui sommes-nous ?
D’où venons-nous ? Où allons-nous…
-
C’est fini oui ?
-
Pardon encore. Mais moi, si je sais par quel hasard
miraculeux je suis arrivé ici, vous, je me demande bien ce qui justifie votre
présence de toute évidence assez ancienne.
-
On m’a dit que c’est ici que tout a commencé, alors
j’ai voulu voir.
-
Et alors ?
-
Alors quoi ?
-
Alors, vous avez vu ?
-
J’ai vu que ça fonctionnait.
-
Pardon ?
-
J’ai vu que ça avait des fonctions diverses.
-
Ah !
-
Ca garde certains trucs et ça en rejette d’autres.
-
On est bien avancé avec ça.
-
Je ne vous le fais pas dire, pour reprendre une de vos
formules.
-
Bon, mais y a bien des moments où y s’passe des trucs
insolites, extraordinaires, une rencontre par exemple, voire une fusion
magique, non ?
-
Vous voulez parler de la pénétration par l’espèce quasi-jumelle ?
-
Euh je sais pas, peut-être…
-
Je vous ai déjà dit : ça garde certains trucs et
ça en rejette d’autres.
-
Mais il y a quand même bien des différences, entre ces
deux espèces jumelles, et il y a peut-être un insondable mystère là dedans !
-
Des différences ?
-
Oh tout de même, on peut pas dire que ce soit la même
chose.
-
Bwoh ! on peut dire comme ça, à la louche, qu’y en
a un qui croit en l’autre.
-
Ah bon ? Et pas l’autre en l’un ?
-
Si, mais l’un c’est déjà deux quand on est un monde à
soi tout seul… Alors l’autre…
-
Ah bon ? Il serait jaloux de l’un alors, et il
l’utiliserait ?
-
Non, enfin ça arrive tout ça… et dans les deux sens, si
je puis dire, mais c’est surtout que l’un considère qu’ici tout n’est pas
accompli et qu’il faut chercher des causes à défendre et des gloires et des
guerres à mener… saintes évidemment.
-
Evidemment. Et pas l’autre ?
-
Si, aussi, mais ça s’arrête immanquablement à sa
progéniture. Peut pas faire le sacrifice sublime, ultime.
-
Ah bon ?
-
Enfin si, ça dépend, et tout ça c’est très compliqué.
-
J’avais pas remarqué…
-
Pas de sacrifice dans ce lieu alors ?
-
Mais si, mais pas le même.
-
Décidément je n’y comprends rien, et je vois pas
pourquoi il y aurait problème !
-
Mais parce qu’elle est l’un et l’autre abruti, j’arrête
pas d’esspliquer, y en a qu’écoutent zamais.
-
Tiens vous avez un cheveu sur la langue…
-
C’est à force de côtoyer la cyprine.
-
La quoi ?
-
Laissez tomber, admirez la vénus.
En effet, tandis que, depuis leur conversation, Tonton
n’avait plus perçu de mouvements de déplacement, une houle tranquille comme la
brise berçant de délicats embruns accompagna le vaisseau et le froissement de
la dentelle couveuse avec une étrange volupté. Notre pacha s’installa
confortablement au nez et à la barbe du poil retournant peu à peu dans son bercail, ferma les yeux et
imagina alors l’allure que devait avoir ce curieux navire dont les fondements
recélaient tant de secrets.
Inscription à :
Commentaires (Atom)






















