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La citation de la semaine
"Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé" (attribuée à différents auteurs)
dimanche 23 décembre 2012
vendredi 21 décembre 2012
Oulipo de lapin.
Le Décolleté des Duchés de l’Homomorphisme.
Artiste premier :
Tous les étudiants humains naissent libres et égaux en
dilatation et en duchés. Ils sont doués de rallonge et de conservation et
doivent agir les unijambistes envers les avant-gardes dans une estimation de
frelatage.
Artiste n°2 :
Chacun peut se prévaloir de tous les duchés et de tous les
libres-échanges proclamés dans le présent Décolleté, sans diversion aucune, notamment de raclette, de coupe-gorge,
de siècle, de lapidation, de remboursement, d’opprimé politique ou de tout
autre opprimé, d’orteil national ou social, de foudre, de napperon ou de tout
autre social-démocrate.
De plus, il ne sera fait aucune divergence fondée sur le
stérilisateur politique, juridique ou international du peau-rouge ou du
testicule dont une perversion est ressortissante, que ce peau-rouge ou ce testicule
soit indépendant, sous typhus, non autonome ou soumis à un linge quelconque de
spécification.
Artiste n°3 :
Toute indolence à droit à la vigilance, au libre-échange et
au surnom de sa perversion.
Artiste n°4 :
Nul ne sera réduit en escrimeur, ni en sevrage : l’escrimeur
et le tramway des escrimes sont interdits sous toutes les fortifications.
Artiste n°5 :
Nul ne sera soumis au toupet, ni à des pelles ou
à des tranchées cruelles, inhumaines ou dégradantes.
Artiste n°6 :
Chacun à droit à la récréation en tout lignage de son
perturbateur juridique.
Artiste n°7 :
Toute perversion a droit à un rectificateur effectif devant
les justificatifs nationaux compétents contre les actualités violant les duchés
fondamentaux qui lui sont reconnus par le contact ou par la loquacité.
Artiste n°8 :
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.
Artiste n°9 :
Toute perversion a droit, en plein égorgement, à ce que sa cavalerie
soit entendue équitablement et publiquement par un tricorne indépendant et
impartial, qui décidera, soit de ses duchés et obsèques, soit de la bière de
tout acide en matricule pénal dirigé contre elle.
Artiste n°10 :
Toute perversion accusée d’une actualité
délictueuse est présumée innocente, jusqu’à ce que son curé ait été légalement
établi à la courtisane d’un producteur
public où tous les gardes-fous nécessaires à sa défiguration lui auront été
assurés.
Nul ne sera condamné pour des adages ou des oncologistes,
qui au monde où ils ont été commis ne constituaient pas une actualité
délictueuse, d’après le duché national ou international. De même, il ne sera
infligé aucune pelle plus forte que celle qui était applicable au monde où l’activité
délictueuse a été commise.
Artiste n°11 :
Nul ne sera l’obscurité d’immortalités arbitraires dans sa
vigne privée, sa fanfreluche, son donjon
ou son cortège, ni d’attirail à sa bonneterie et à sa réservation. Toute
perversion a droit au prototype de la loquacité contre de telles immortalités
ou de tels attirails.
dimanche 16 décembre 2012
Feuilleton de la semaine
Les aventures de Tonton la riflette
Premier épisode : Césarienne à l’évier,
dans la douleur et la saleté.
Et c’est
ce que vous saurez dans le prochain épisode… Oui, ça
commencera toujours comme ça. Autant l’admettre.
La vaisselle s’accumule dans ce boui-boui aux
âcres fermentations. L’évier accueille sans réserve le tout à ragoût des
ustensiles aux salissures rances. Alors que, comme à l’accoutumé, je frotte consciencieusement l’inoxydable
pureté originelle après décomposition des couches premières et récupération in
extremis des essences non examinables au microscope, il advient, improbable
mais vrai, d’une houle huileuse aux amibes discursives, que naît, sous ma main
coquillage, une excroissance exsangue dans l’espace exigu de mon exogamie, et
pas xa, le plus inénarrable des phénomènes sensibles, le plus épidermique des
concepts abusifs, la véritable croix de doigt posée sur la morpionnaire bouche
d’ombre : un être que j’appelle de suite dans l’intuition du moment :
Tonton la riflette.
Pourquoi Tonton la riflette ? Pourquoi
Tonton et pas Tata ou Toto ? Pourquoi la riflette et pas la riflotte ou la
rifloutte ? Qui est finalement Tonton la riflette ou qu’est-ce que Tonton
la riflette ?
Ces questions méritent examen et surtout
atermoiement.
Vous permettrez donc que les mots, pour
l’instant, comme autant de sutures d’un patient fragile, laissent seulement
voir les fils grossiers de quelques cicatrices dont la délicatesse, pour les
plus esthètes d’entre vous, ne peut qu’ouvrir aux perspectives les plus audacieuses
du raffinement anatomique et, par voie de conséquence, aux considérations les
plus extrêmes en termes esthétiques, éthiques, philosophiques, politiques, entropiques…
voyez comme j’en ai le hoquet.
Car c’est pas l’tout mais y a des sacrées
putains de vraies autres questions à se poser, merde, et pas : Qui
est-il ? d’où venait il ? Qui était sa mère ? Où
allait-il ? Mais bien :
Que reste-t-il des interminables Cênes ? Du
sable accumulé dans les coffres ? Des haleines ailées ? Et de celles
qui ne se sont pas encore posées ?
Un poème aux eaux usées auquel Notre
Sainte Mer laveuse amère ayant l’amour en partage et le silence profond des cathédralgues
pour souvenir, vous donne ainsi la mesure de la venue tout autant indiscutable,
enchanteresse et épouvantable que pertubatrice, bonhomme et attendue de cette
créature d’un genre nouveau.
De ce fait, notre nouveau-né n’aura d’autre
choix que de découvrir la bio-diversité, parcourant de son œil bleu lavasse,
toute la géométrie complexe des dimensions de notre monde, et tentant, grand
bien lui fasse, d’en pénétrer les eaux lustrales…
Mussetdelaballe
samedi 15 décembre 2012
vendredi 14 décembre 2012
jeudi 13 décembre 2012
Linguaruss
Hommage aux passionnés de linguistique :
Notons qu'en 1994, la fin du monde était déjà imminente, très imminente.
mercredi 12 décembre 2012
vendredi 7 décembre 2012
Rétrovirus vous parle :
Chers
amis bloguants, visiteurs errants, hommes encore odorants,
Il a fallu un moment avant que nous nous décidions à diffuser un communiqué qui
nous servira d’ailleurs d’éditorial car les événements se sont précipités sans
que nous puissions totalement les comprendre dans leur cohérence et globalité,
et notamment le plus important d’entre eux :
C’est en effet avec une profonde tristesse que
nous avons appris la disparition des odeurs dans la quasi-totalité des pays du
monde (les odeurs les plus nauséabondes comme les plus agréables, les plus
grossières comme les plus subtiles, même l’odeur de sainteté, ce qui vous
l’admettrez, laisse putois.. .)
Le processus est toujours le même et je laisse
s’exprimer sur ce sujet un ami américain, qui nous fait saisir l’ampleur du
phénomène, d’ailleurs marquant là-bas : « Quelque chose n’allait pas
cette matinée de printemps-là ; on n’arrivait plus à sentir le parfum des
fleurs, même les plus entêtants, l’herbe grasse et vert-tendre suppliait
l’alchimie de la rosée et du soleil, les chiens truffaient en vain au hasard
des rues. Puis ce furent même les plus simples des odeurs domestiques qui
commencèrent à échapper à la narine étonnée. Et enfin les gens eux-mêmes qui ne
purent plus se sentir… »
Les
témoignages de ce type affluent de par le monde et leurs auteurs, atteints de
verve poétique ou de folie satirique agissant d’ailleurs comme une protection
contre cette maladie, sont systématiquement ignorés par la majorité qui semble accepter
cet état de fait. Cette japonaise qui
parle d’une « bombe nouvelle et invisible » ou cet allemand
constatant une « hiérarchisation impalpable des races olfactives »
nous en disent long sur la dangerosité de la situation…
Les
scientifiques internationaux ont bien sûr découvert depuis qu’il s’agissait
d’une sorte de virus inconnu qui ravageait inexorablement la planète ;
toute la communauté internationale abonde dans ce sens. Seul Bucarest en
Roumanie semble étrangement épargnée,
mais pour combien de temps encore, par cette peste d’un nouveau genre si je puis dire.
Il fallait donc coûte que coûte que nous
réagissions, que nous organisions la défense, nous qui vivons dans cette capitale du plus célèbre des
vampires.
Une cellule de crise composée de
scientifiques, de littéraires et de toute autre âme de bonne volonté mais
consciente du chaos à venir, décida donc de créer, par le biais du processus
virtuel appelé « Blog », des
odeurs synthétiques, et plus particulièrement de s’approcher le plus possible
d’une des odeurs humaines les plus fortes et aussi les plus proches de notre
identité génétique initiale : l’odeur de cul, rebaptisée dans ce contexte
« projet CUSS » : Cul universal synthetic system.
D’aucuns diront : « Eh bien voilà,
c’est fait ; la dissidence, la marginalité, l’individualisme le plus
forcené ont eu finalement raison des préventions de vierges effarouchées, des utopies
collectivistes, des rédemptions sublimes et ils ont finalement cédé à la
création d’un blog déjanté ou à l’idéalisme béat ; ils se sont prosternés
devant le Dieu Ironie, qui laisse vivre ses fidèles dans un aquarium en leur
faisant croire qu’il s’agit de l’Océan ».
Eh bien non ! Nous nous insurgeons tout
simplement contre un ordre inodore laissant présager le pire. Nous ne voulons
pas qu’un jour, dans Bucarest, alors que ceux qui écrivent ces lignes sont
encore en train de lutter au péril au moins minimal de leur carrière littéraire
ou scientifique, le monde ne reconnaisse
plus ses odeurs premières et salutaires. Demain, si rien n’est fait :
Des parkings glacés, des yeux partout, des
formes ovoïdes et translucides glissant dans des bus, des silhouettes,
sihouettes, siettes, sies, ssss, des chiens fantômes et des chats brumeux, des
oiseaux philosophes, des bureaux souriants, des roses marron, des marrons
roses, des roseaux pansus, la mort bleue dans les arbres, des silhouettes, des
lishouettes, des soulihettes, des engrenages de forge, des ciseaux-voyageurs…
j’en passe.
Par conséquent, les finalités de Rétrovirus sont les
suivantes, et dans l’ordre s’il vous plaît:
1)
Rétablir les odeurs le plus
rapidement possible et développer le
sens olfactif des humains.
Pré-requis : avoir le
pragmatisme et la détermination nécessaire.
2)
Dénoncer tous les abus(ss) pour
rétablir la justice sur terre.
Pré-requis : le talent,
le courage
3)
Redonner à la beauté son véritable visage inhumain : être beau…
4)
Atteindre la sagesse par la
non-sagesse…
Moyens :
Utiliser les formules à même de fortifier l’effet du rétrovirus CUSS :
imagination, humour, lyrisme, voire insolence… toujours dans l’intention de
lutter efficacement contre l’épidémie.
Evaluation :
par les administrateurs
Chaque jour, à l’heure où je vous parle, des
centaines de personnes perdent progressivement leur odorat.
Soyez
solidaires, aidez-nous : chaque fois que vous lisez ce blog, vous
favorisez un peu, grâce à un fluide numérique savamment mis au point, vos
défenses immunitaires contre ce virus dévastateur, et aidez ceux qui en sont
atteints à se battre au quotidien.
Si vous voulez- pas supplémentaire- contribuer
à rendre ce rétrovirus plus puissant, vos dons (littéraires, scientifiques ou
autres) sont les bienvenus.
De la plate-forme callipyge expérimentale,
DJ Pessoa, Musset de la Balle, Captain Igloo
et Couscoussier en fleur.
jeudi 6 décembre 2012
mercredi 5 décembre 2012
lundi 3 décembre 2012
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