Les aventures de Tonton la riflette
Premier épisode : Césarienne à l’évier,
dans la douleur et la saleté.
Et c’est
ce que vous saurez dans le prochain épisode… Oui, ça
commencera toujours comme ça. Autant l’admettre.
La vaisselle s’accumule dans ce boui-boui aux
âcres fermentations. L’évier accueille sans réserve le tout à ragoût des
ustensiles aux salissures rances. Alors que, comme à l’accoutumé, je frotte consciencieusement l’inoxydable
pureté originelle après décomposition des couches premières et récupération in
extremis des essences non examinables au microscope, il advient, improbable
mais vrai, d’une houle huileuse aux amibes discursives, que naît, sous ma main
coquillage, une excroissance exsangue dans l’espace exigu de mon exogamie, et
pas xa, le plus inénarrable des phénomènes sensibles, le plus épidermique des
concepts abusifs, la véritable croix de doigt posée sur la morpionnaire bouche
d’ombre : un être que j’appelle de suite dans l’intuition du moment :
Tonton la riflette.
Pourquoi Tonton la riflette ? Pourquoi
Tonton et pas Tata ou Toto ? Pourquoi la riflette et pas la riflotte ou la
rifloutte ? Qui est finalement Tonton la riflette ou qu’est-ce que Tonton
la riflette ?
Ces questions méritent examen et surtout
atermoiement.
Vous permettrez donc que les mots, pour
l’instant, comme autant de sutures d’un patient fragile, laissent seulement
voir les fils grossiers de quelques cicatrices dont la délicatesse, pour les
plus esthètes d’entre vous, ne peut qu’ouvrir aux perspectives les plus audacieuses
du raffinement anatomique et, par voie de conséquence, aux considérations les
plus extrêmes en termes esthétiques, éthiques, philosophiques, politiques, entropiques…
voyez comme j’en ai le hoquet.
Car c’est pas l’tout mais y a des sacrées
putains de vraies autres questions à se poser, merde, et pas : Qui
est-il ? d’où venait il ? Qui était sa mère ? Où
allait-il ? Mais bien :
Que reste-t-il des interminables Cênes ? Du
sable accumulé dans les coffres ? Des haleines ailées ? Et de celles
qui ne se sont pas encore posées ?
Un poème aux eaux usées auquel Notre
Sainte Mer laveuse amère ayant l’amour en partage et le silence profond des cathédralgues
pour souvenir, vous donne ainsi la mesure de la venue tout autant indiscutable,
enchanteresse et épouvantable que pertubatrice, bonhomme et attendue de cette
créature d’un genre nouveau.
De ce fait, notre nouveau-né n’aura d’autre
choix que de découvrir la bio-diversité, parcourant de son œil bleu lavasse,
toute la géométrie complexe des dimensions de notre monde, et tentant, grand
bien lui fasse, d’en pénétrer les eaux lustrales…
Mussetdelaballe
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