La citation de la semaine

"Si vous m'avez compris, c'est que je me suis mal exprimé" (attribuée à différents auteurs)

dimanche 20 janvier 2013


Troisième épisode : remontée, gaz, trique.



Voilà notre héros parvenu après d’inénarrables exploits souterrains, aux portes du paradis, et comme la résurrection des corps représente la félicité absolue du chrétien, Tonton, bien que son véritable corps demeurât dans le doux berceau sus-mentionné, remonta, comme par magie et effet de dédoublement de lui-même, en chair et en esprit à l’air libre, aspiré en plein ciel par un pur et unique vortex dont il prit quelques parcelles de bleu et de nuages pour se tailler une cape et un pourpoint de fortune. La sensation de liberté étant inexprimable car plus intense sous cette forme matérialisée, longtemps il s’amusa en cabrioles, loopings et autres virevoltes, orientant les pans de sa nouvelle combinaison en professionnel du véritable flap in the best trempe of the modélisme interurbain.

Observons le ne cesser de batifoler et de s’amuser dans l’espace céleste avec des rotations et d’éprouver ainsi son sens de la voltige. C’est énervant mais c’est comme ça. Vous avez bien suivi ? Ne vous moquez pas de lui ! Vous sauriez le faire ?

Vérifions. Prenez donc votre manuel d’apprenti co-pilote et entraînez-vous:


Exercice 1 : sur la page bleue du ciel, trente-deuxième nuage à 3 heures : faites un rond, penchez les ailes à droite, puis à gauche et poussez les gaz. Pas trop tout de même pour éviter les incidents de tuyauterie moteur.

Exercice 2 : trempez votre stylo solaire dans l’encre du logos et dessinez une spirale latérale. Attention à ce stade de ne jamais tenter la spirale ascendante ou descendante. Il vous faut pour cela un niveau supérieur. Une fois la spirale dessinée, planez un peu pour stabiliser votre appareil critique et continuez à redorer le blason de l’empennage arrière.

Exercice 3 : Cramponné sur votre levier de direction, détendez-vous pour ne pas rater l’ultime exercice à ce stade de votre formation : tirez vers vous au maximum et tentez la montée vers la première stratosphère… Voilà, n’hésitez pas… Bien, à présent et pour terminer cette séance par un défi, vous allez redescendre en piqué de vos cinq mille pieds à mille pieds. Prêts ? Allez-y……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. vwouuuw et remontée à trois mille pieds pour stabilisation de votre engin. Bravo ! Vous avez mérité le niveau 1. Au plaisir de vous former davantage.


Justement, alors que nous imitons maladroitement Tonton et sa cabriole savante, ce dernier aperçoit à trois heures ce qui ressemble fort, dans ce genre d’endroit, à un avion, un vrai, en fer et en bosses, tout à fait outillé à l’arrière pour traverser le ciel avec la plus grande célérité. Agacé par ce concurrent imprévu, Tonton décide de le toiser sur son aile droite et de pousser ses gaz éthériques qui n’ont aucune raison de se laisser distancer par ce minable tas de ferraille. Hélas, la matérialité est retorse et le combat, dont je ne décrirai pas l’aspect chevaleresque et le conflit de virilité qu’il représente encore dans les annales du ciel par crainte de vous importuner avec un tel prosaïsme et une telle impudeur, fut rude. Tout ce que je puis vous dire, c’est qu’à force de courage et d’audace, notre as des as parvint à s’accrocher à la carlingue du zinc et à coller sa truffe inspirée au hublot…

C’était une belle bête civile grasse et grosse de l’inévitable portée de bipèdes assortis, agglutinés et grouillants, et la faiblesse, qui avait commencé à étendre sa patte gluante sur sa combinaison dont il avait espérée pourtant définitivement l’étanchéité parfaite, la céda bien vite à l’esprit du chasseur. Sur le qui-vive, il se demanda un instant comment réagiraient ces créatures dont il ne connaissait rien, s’ils apercevaient sa présence. Mais il constata rapidement qu’il ne pouvait être repéré, confondu avec l’invraisemblable azur dont l’espèce ceinturée et assise ne percevait que la couleur. Il se raffermit, étendit son œil en panoramique intégrale et modela sa forme sur le fuselage…


MDLB

Haikui-kui






Deux coups de ciseaux
Aux ailes. L'oiseau ?
Il restera bien au zoo !








dimanche 13 janvier 2013

haikuku





J'écris encor des haïkus
Bien que dla vie et du ku
J'en ai ras le ku








mercredi 9 janvier 2013

Le feuilleton, deuxième épisode : un siphon fond, fond.


     Ainsi descendait lentement Tonton dans le siphon d’abondance, tel une bouée perdue, se propulsant et s’agrippant aux conduits grâce à ses deux nageailes (une association heureuse de nageoires et d’ailes) à peine écloses. Contemplant sur les noirs abîmes les camaïeux étranges et mouvants que dessinaient les eaux grasses, écran de veille douteux aux lentes animations multicolores, il demeurait dans une songerie morne et résignée s’harmonisant paisiblement à l’irrémédiable enlisement.
     Mais tout à coup, alors que rien ne prédisposait à une quelconque réaction, il accrocha puis chevaucha hardiment un convoi hétéroclite et conglomérant de débris de cheveux truffés aux pépites d’ongles et aux diverses textures mêlées qui cherchait tant bien que mal une voie d’évacuation. Cravachant alors crânement le lent mais indomptable serpent ménager, il parvint, après d’innombrables circonvolutions, au fin fond des égouts de la ville où il échoua, ô surprise, sur une nappe de ciel bleu azur parsemée d étoiles merveilleuses.
     Dans ce firmament ineffable, se distinguait, reflété, tout un paysage d’une beauté confondante : rivières d’or et d’argent tintinnabulantes, arbres nobles dansant lentement sous la houle d’un vent clément, prairies insouciantes aux herbes douces et vives, fleurs étranges aux parfums subtils et entêtants, quelque chose d’un incroyable bonheur éternel.
     Bizarrement absorbé et confiant, il y fit un lit de fortune, replia consciencieusement ses nageailes, et s’enfonça dans les splendeurs éclatantes d’un rêve ithytphalle…

MDLB

mercredi 2 janvier 2013

Poët Poët !




Et 2013 démarra zen poncife :




C'est pendant les fêtes
Qu'les malheureux la trouv'nt chouette,
La ball' dans la tête !